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Perseverance : le LPG impliqué dans la dernière mission sur Mars

Après plusieurs années de préparation, Perseverance, le prochain rover martien, arrivera à destination le 18 février prochain, peu avant 22h. Le rover Perseverance, conçu dans le cadre de la mission Mars 2020 de la NASA, va se poser sur la Planète rouge pour y rechercher d’éventuelles traces de matières organiques, reconstituer son évolution géologique et son climat ancien. Une telle opération nécessite la collaboration entre de nombreuses équipes françaises et internationales du CNRS, du CNES et de la NASA, comme le Laboratoire de planétologie et géodynamique.

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Vue 3D en fausses couleurs du delta à l'embouchure
d'une ancienne rivière, dans le cratère Jezero où
Perseverance doit se poser. © NASA/CNRS/LPG

Ainsi, Nicolas Mangold et Stéphane Le Mouélic, participent à la préparation technique, à la calibration des données et à la prise de décision sur l’instrument Supercam, embarqué à bord de Perseverance. Les deux scientifiques n’en sont pas à leur coup d’essai puisqu’ils travaillent également sur le fameux rover Curiosity, arrivé sur Mars en 2011 et toujours en activité depuis.

Choisir les meilleures roches à étudier

« Supercam va scruter les alentours de Perseverance et analyser les cibles d’intérêt géologique que les scientifiques auront sélectionnées, explique Nicolas Mangold, directeur de recherche CNRS au LPG. C’est un véritable couteau suisse comprenant une caméra, un laser et plusieurs spectromètres, chargés d’analyser la texture et la composition des roches. »

La mission de base du rover est programmée pour durer deux ans, mais pourrait s’étendre bien au-delà si tout se passe bien et que l’engin n’a pas souffert à l’atterrissage. Son parcours sur la surface martienne pourrait atteindre une trentaine de kilomètres, selon un itinéraire en discussion dans l’équipe scientifique du rover. Le chemin sera mis à jour progressivement en fonction des découvertes et du point d’atterrissage exact.

Sur les traces d’un ancien lac martien

« Supercam dispose d’un téléobjectif qui lui permet aussi bien d’observer des roches de très près, que de pointer des montagnes au loin, détaille Stéphane Le Mouélic, ingénieur de recherche CNRS au LPG. Cela va nous aider à prospecter les zones les plus intéressantes. » L’appareil est notamment doté d’un spectromètre infrarouge. Cette technique, utilisée depuis des sondes en orbite, a été un élément clef pour sélectionner le site d’atterrissage en révélant sa grande diversité minéralogique. Elle sera déployée pour la première fois au niveau du sol pour analyser les roches. Un équipement qui sera bien utile dans le cratère Jezero, un ancien lac d’eau liquide comportant notamment des dépôts de carbonates.

Les deux cent cinquante scientifiques impliqués autour du globe attendent à présent la date fatidique, à laquelle la mission devra se poser sur Mars. « Ces moments sont toujours extrêmement forts en émotions, se réjouit Stéphane Le Mouélic. Depuis que je suis entré au LPG en 2003, j’ai vécu l’arrivée de la sonde Cassini autour de Saturne et de Titan, ainsi que Philae sur la comète Tchouri. Nous sommes parfois les premiers à en voir les images, c’est extraordinaire ! » - Source : Article de la délégation Bretagne et Pays de la Loire CNRS

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