Première année de la mission martienne Insight, des résultats scientifiques surprenants

Communiqué de presse CNRS paru le 24 février 2020

Une nouvelle compréhension de Mars apparaît à la lumière de la première année de la mission InSight de la NASA.

Les résultats décrits dans un ensemble de six articles publiés aujourd'hui, cinq dans Nature Geoscience et un dans Nature Communications, révèlent une planète vivante qui est le théâtre de séismes, de tourbillons de poussière et d’étranges impulsions magnétiques.
Plusieurs laboratoires du CNRS dont le LMD (CNRS/ENS Paris/Ecole polytechnique/Sorbonne Université), le LPG (CNRS/Université de Nantes/Université d’Angers), l’IRAP (CNRS/Université de Toulouse/CNES), le LGL-TPE (CNRS/Ecole normale supérieure de Lyon/Université Claude Bernard Lyon 1), l’IMPMC (Sorbonne Université/Museum national d’Histoire naturelle/CNRS) et LAGRANGE (CNRS/Université Côte d’Azur/Observatoire de la Côte d’Azur) participent avec l’IPGP et l’ISAE-SUPAERO aux analyses des données de la mission InSight. Ces analyses sont soutenues par le CNES et l’Agence nationale de la recherche (projet MAGIS).

La sonde InSight a embarqué à son bord quelques instruments permettant d’étudier la structure interne de la planète rouge – jusque-là jamais explorée – dont le sismomètre SEIS (Seismic Experiment for Interior Structure). Objectif : évaluer la sismicité de Mars. Une série d’expérimentations sera menée en lien avec d’autres expériences géophysiques comme des mesures du flux de chaleur, des observations géodésiques et des mesures magnétiques. Reconnu pour son expertise et son savoir-faire dans le domaine, le Laboratoire de planétologie et géodynamique (LPG) collabore depuis le début aux préparatifs de cette mission. Antoine Mocquet (Co-I SEIS) et un groupe de six enseignants-chercheurs et chercheurs (Éric Beucler, Véronique Ansan, Mickaël Bonnin, Olivier Verhoeven, Benoit Langlais et Yann Capdeville) ont travaillé, entre autres, au développement de logiciels d’analyse des données du sismomètre et aux opérations de déploiement et de calibrage des instruments. Pendant toute la durée de la mission, dans les prochains mois, ils participeront aux opérations et aux premières observations des sismogrammes enregistrés qui aideront à comprendre la formation et l’évolution géologique de Mars. InSight devrait se poser sur Mars le 26 novembre 2018 pour une durée nominale de 2 ans.

[1]. Collaboration entre la France (IPGP, CNES), le Royaume-Uni (UCL), la Suisse (ETHZ) et l’Allemagne (DLR)

 

Contacts LPG

> Benoit Langlais
> Eric Beucler