Soutenance de thèse

Briz PARENT

"Développement d’un indice biotique basé sur les foraminifères benthiques ; application sur la façade méditerranéenne française"

Mercredi 11 septembre à 14h00 - Amphithéâtre L005 de la Faculté des Sciences de l’Université d’Angers


 

Résumé : Les milieux côtiers subissent de fortes pressions dues aux activités anthropiques. Ces pressions vont parfois impacter les écosystèmes benthiques. En Europe, des réglementations internationales, telle que la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), ont vu le jour. La DCE a fixé un cadre pour obtenir le retour et le maintien d’un bon état écologique pour les masses d’eau côtières, jusqu’à un mile de la côte. Pour vérifier si ce bon état écologique est atteint, des outils de mesure adaptés et performants sont nécessaires. L’utilisation d’indices biotiques basés sur les faunes de foraminifères benthiques est un des moyens pour mesurer l’état des écosystèmes. Ces indices basés sur les faunes de foraminifères sont en pleine expansion, notamment en Méditerranée. En termes de méthodologie, nous avons pu améliorer une technique de concentration des foraminifères benthiques par séparation par densité, qui accélère le traitement des échantillons. L’indice TSI-Med a la particularité d’apporter une correction pour l’état trophique naturel, c’est-à-dire le taux d’enrichissement naturel en matière organique, sur la base de la granulométrie du sédiment. Nos données suggèrent néanmoins que cette correction est encore insuffisante. Nous avons également comparé plusieurs indices biotiques basés sur les faunes de foraminifères benthiques le long des côtes méditerranéennes françaises. Les indices basés sur la diversité, notamment l’exp(H’bc), ne sont pas adaptés à notre zone d’étude oligotrophe. Les indices basés sur les groupes écologiques d’espèces que nous avons testés (TSI-Med, Foram-AMBI et FSI) sont plutôt bien corrélés. Le principal facteur qui va induire des différences entre ces indices est la liste d’assignation écologique des espèces. Trop d’espèces n’ont pas encore été assignées et l’assignation de plusieurs espèces majeures est problématique. Néanmoins, nous avons montré que ces indices sont efficaces à détecter l’impact d’un enrichissement en matière organique diffus et/ou provenant de source ponctuelle, telle que les rejets de stations d’épuration (côte israélienne). Pour perfectionner ces indices, des efforts de caractérisation écologique des espèces doivent être poursuivis.

Membre du jury : Ahuva Almogi-Labin, Peter Frenzel, Elisabeth Alve, Céline Labrune, Emmanuelle Geslin, Frans Jorissen, Christine Barras