Thèses soutenues

2017

Jassin PETERSEN - Lundi 3 avril

 "Development of paleo-oxygenation proxies : new insights into Mn/Ca ratios and pore patterns of benthic foraminiferal tests"


2016

Méric HAUGMARD -  Vendredi 14 octobre 

 "Détermination non-linéaire des paramètres hypocentraux et structuraux : application à la sismicité intracontinentale du Massif armoricain"
"La détermination de la source d'un séisme (épicentre, profondeur et temps origine) par les algorithmes déterministes classiques, dépend fortement de connaissances a priori. Une procédure non-linéaire est développée permettant la détermination jointe des paramètres hypocentraux et structuraux d'un ou plusieurs séismes, locaux ou régionaux. Cette procédure s'affranchit alors d'une solution initiale et minimise l'influence des vitesses sismiques mal contraintes utilisées pour le calcul des temps de propagation. La méthode repose sur des explorations de type Monte-Carlo par chaînes de Markov, échantillonnant en parallèle les distributions de probabilités a posteriori des paramètres recherchés. Les incertitudes sur les temps d'arrivées des ondes directes et réfractées sur la discontinuité de Mohorovičić sont pointées manuellement puis pleinement exploitées par l'inférence bayésienne, guidant ainsi l'exploration. L'étude des covariances entre les paramètres, tout comme la projection des variations des paramètres de structure dans l'espace des paramètres de source, caractérise l'influence d'un réseau de stations peu dense et hétérogène, ou d'un modèle de vitesse inadéquat. Cette procédure est appliquée à la sismicité modérée et diffuse du Massif armoricain, socle intracontinental en contexte de marge passive, dont on n'appréhende encore la structure qu'avec de grandes incertitudes. La localisation précise de 350 séismes, grâce à l'acquisition de plus de 7 000 temps d'arrivées d'ondes sismiques sur les réseaux permanents et temporaires déployés entre 2011 et 2013, offre un nouveau regard sur la sismicité et la structure du Massif armoricain."


 Geoffrey AERTGEERTS -  Lundi 25 janvier

 "Petrological study of the Champtoceaux and Audierne complex ophiolitic relics: characterisation of fibrous minerals in mafic and ultramafic rocks"
"Les reliques d’unités ophiolitiques du Massif armoricain méridional appartiennent aux complexes de Champtoceaux et à celui de la baie d’Audierne. Ces unités sont interprétées comme des ophiolites héritées de l’océan Galice-Massif central qui séparait le Gondwana de la microplaque Armorica. L’étude pétrostructurale et géochimique montre que ces ophiolites, de type ligurien, ont des signatures de suprasubduction. Deux ophiolites peuvent être distinguées dans le Complexe de Champtoceaux. L’ophiolite dévonienne de Drain-Pont de Barel est caractérisée par des lherzolites à spinelle, des cumulats et des laves de Type N-MORB. Elle pourrait s’être mise en place dans le Bassin arrière arc de Saint-Georges-Sur-Loire. L’ophiolite des Folies Siffait serait constituée d’harzburgites refertilisées, de cumulats et de laves de Type-N-MORB. Elle pourrait être silurienne et intraocéanique. Dans le complexe de la baie d’Audierne, l’ophiolite serait ordovicienne et constituée d’harzburgites, voire de lherzolites à spinelle fortement refertilisées, de cumulats et de liquide de type N-MORB. Cette ophiolite pourrait appartenir à l’océan Galice-Massif central. Toutes les péridotites du Massif armoricain sont fortement serpentinisées par infiltration d’eau de mer. Au cours de ces processus, les principales veines de chrysotiles pourraient s’être formées par sursaturation des fluides. Toutes les roches mafiques ont été déformées et métamorphisées au cours d’un même évènement tectonométamorphique qui pourrait être dévono-carbonifère. À la fin de cet évènement, la circulation de fluide siliceux aurait provoqué la fracturation des roches et déstabilisé les amphiboles aciculaires en amphiboles fibreuses."


  Ianis GAUDOT - Vendredi 22 janvier

"Analyse des intercorrélations du champ d'onde sismique ambiant - Application à la tomographie de l'Ouest de la France"
"L'énergie sismique générée constamment dans les océans peut être utilisée pour l'analyse du champ d'onde ambiant et pour l'imagerie des structures crustales. Une nouvelle approche statistique basée sur la redondance en phase des intercorrélations est développée pour caractériser le champ d'onde sismique. Le déploiement inédit d'un réseau de sismomètres à large-bande passante dans le Nord de l'Espagne, le Sud et l'Ouest de la France, ainsi que l'utilisation de stations permanentes européennes, permet une couverture sismique inédite de ces régions par intercorrélation des enregistrements continus. La méthode d'imagerie utilise un algorithme de type Monte-Carlo par chaînes de Markov. Pour chaque paire de capteurs, le diagramme de dispersion de la fonction de Green empirique est transcrit en densité de probabilité de vitesse sismique cisaillante en fonction de la profondeur. Une régionalisation anisotrope permet d'obtenir un modèle de vitesse 3D sous le Massif Armoricain et le Golfe de Gascogne avec une résolution latérale d'environ 75 km. Depuis la surface jusqu'à 10 km de profondeur, les cartes de vitesse isotropes sont très bien corrélées avec la géologie : des anomalies négatives sont observées au niveau des bassins sédimentaires, et des anomalies positives au niveau des socles cristallins affleurants, fragments de la chaîne hercynienne. À 20 km de profondeur, la structure à l'aplomb du Golfe de Gascogne se singularise par une anomalie de vitesse positive dont les limites peuvent être interprétées comme la transition entre les domaines océaniques et continentaux. La structure crustale du Massif Armoricain apparaît également hétérogène à l'échelle sub-régionale."

 

Lire la suite